Les aléas d’une longue préparation

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Le plus difficile dans une course de longue distance, ce n’est pas forcément la course elle-même, c’est souvent la préparation. Plus le défi est important, plus la préparation doit être sérieuse, et il faut trouver la motivation pour respecter son programme, et sortir s’entraîner, quelques soient les conditions extérieures ou les sollicitations diverses.

Dans mon cas, inscrit depuis décembre à l’Euchidios, mon 4ème ultra-marathon, j’avais prévu 4 mois de préparation : janvier pour la montée en charge au niveau du volume d’entraînement, puis de février à mi-avril, des mini-cycles de 4 semaines classiques, trois grosses semaines et une semaine allégée à chaque fois. Rien de révolutionnaire, mais une formule classique que j’utilise depuis déjà quelques années. C’est bien joli sur le papier, bien équilibré, mais évidemment, c’est sans compter les imprévus qui n’oublient jamais de survenir au moment où on ne les attend pas.

Début de préparation idéale, malgré un mois de janvier qui enregistre des records de pluviosité à Rhodes : 270mm d’eau à Soroni, mon petit village de bord de mer, c’est énorme, la deuxième plus forte valeur depuis presque 20 ans que je mesure les quantités de pluies ; cela représente aussi 44% du total des pluies annuelles moyennes ! Bon, vous allez me dire, qu’est-ce que fait la pluviométrie dans ce blog ? Tout simplement, c’est un révélateur de ta motivation à courir, qu’il pleuve ou qu’il vente. Sur ce mois de janvier, 23 jours d’entraînement, dont 8 en bi-quotidien (aller-retour pour aller bosser) : souvent sous la pluie, ou parfois même sous la grêle, j’ai accumulé quand même 196 km en course à pied, et 206 en vélo.

Le mois de février commence idéalement, avec une course synonyme de plaisir, au sud de l’île : un décors splendide, la forêt de Monolithos, pour un petit trail de 8.5km… Troisième édition, et troisième participation pour moi, je termine pour la première fois en-dessous de l’heure de course, en 59’45. Je suis maintenant dans un rythme d’entraînement plus poussé : 3 allers-retours dans la semaine, une séance de vélo le samedi, et la sortie longue du dimanche. Un total de 60-70 km en CAP par semaine, plus le vélo… Soit le volume que j’avais atteint lors de ma préparation pour le marathon de novembre dernier.

Mais c’est là que survient l’imprévu, une douleur sous l’avant-pied à gauche, qui me gêne de plus en plus pendant la course mais aussi à d’autres moments de la journée. Je redoute le pire, et consulte un ostéopathe, le verdict me rassure à moitié : métatarsalgie, inflammation de la capsule articulaire au niveau de la tête du 2ème métatarse… Difficile de trouver la cause de cette inflammation, j’espère que ce n’est pas la charge d’entraînement, mais plutôt le fait que j’ai beaucoup utilisé en janvier – février mes anciennes chaussures, en fin de vie. Toujours est-il que le médecin me déconseille de courir, et me prescrit des séances de kiné. A deux mois de mon ultra, c’est un peu décourageant, mais il n’est pas question que j’abandonne, je bascule tout mon entraînement sur le vélo.

Evidemment, tous mes souvenirs de 2015 refont surface : la même course en préparation (l’Euchidios), une blessure au pied (c’était alors une tendinite, au pied droit), des séances de kiné, et donc la préparation très écourtée. Mais voilà, l’expérience passée va justement me servir : en 2015, j’avais couru sur la douleur avant d’être forcé de m’arrêter, et surtout à l’époque je ne faisais pas de vélo, j’étais donc reparti de bien bas.

Cette année, j’ai donc la chance de pouvoir continuer l’entraînement à vélo, où les douleurs sont totalement absentes. D’une petite séance hebdomadaire habituellement, je suis passé à trois ou quatre entraînements par semaine, en variant les parcours, tantôt en plaine, tantôt en montagne… Difficile bien sûr de dire si c’est efficace comme méthode de préparation pour un ultra-marathon, mais c’est toujours mieux que rien, et ça me permet de prendre mon mal en patience. Déjà trois semaines sans aucune séance de course, et malheureusement, ça risque de se prolonger : avant-hier, j’ai testé mon pied, avec 40′ de marche rapide (4km), la douleur est toujours présente. Grrr !!! Sans le vélo, je n’ose imaginer dans quel état de stress je serais ! Là, je gère plutôt bien, mais évidemment, il ne faudrait pas que ça se prolonge trop… La course est dans à peine deux mois !

2 réflexions sur “Les aléas d’une longue préparation

  1. depuis quelques années, je fais d’abord un travail de vitesse en VMA puis une montée de la charge avec de longue sortie et je trouve que mes préparations sont moins déprimantes.J’obtiens de meilleurs résultats comme ça.
    Avec des montées de charge dès le début, j’avais trop de fatigue à la fin de la préparation.

    • Pas évident de trouver la recette pour bien se préparer… C’est très personnel, difficile de suivre un plan général qui te convienne. Il faut en effet tester au fil des années, et corriger en fonction.
      Sur combien de semaines tu te prépares sur une grosse course, Luc ?

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