3h59’44…

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Il m’aura fallu attendre 5 ans, tester huit fois la distance, heurter deux ou trois fois le fameux mur, pour enfin réaliser mon objectif chronométrique sur marathon et passer sous la symbolique marque des 4h. Un temps somme toute très modeste, mais qui représente beaucoup pour moi, qui ai commencé à courir sur le tard !

Après Athènes (4 fois !), Rhodes (2 fois), Paris et même Soroni (mon petit village, en solo), où à chaque fois un paramètre m’avait empêché de courir comme prévu (le profil, la chaleur, une blessure, …), j’avais choisi une destination de rêve pour mon neuvième essai (huitième officiel) : Florence, capitale de la Toscane, histoire d’allier marathon et vacances.

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Arrivée le vendredi soir, passage à l’expo-marathon le samedi matin, je sens que le temps sera sans doute humide et frais, à l’opposé de ce dont j’ai l’habitude à Rhodes.

Et en effet, ce dimanche matin, sur la magnifique place du Duomo, la pluie est bien là, au rendez-vous. Pour l’attente du départ, je revêts la jolie tenue en plastique fournie par l’organisation, on a l’air malins avec ça…

8h30, c’est le départ ! Je suis dans le sas vert, l’avant-dernier, je vais passer la ligne de départ avec 6 minutes de décalage. Je regarde à gauche comme prévu, mais dans la foule déjà bien présente, je n’arrive pas à distinguer Christina… Je sais néanmoins qu’elle est là, elle va m’accompagner durant toute la course.

Et cette course, justement, elle va rester dans ma mémoire comme mon marathon-référence, celui où j’ai enfin respecté à la lettre mon plan de route, et où j’ai pris du plaisir du premier pas jusqu’au dernier. Rythme assez régulier, je dois souvent me retenir et même ralentir ; ravitos tout simples, deux sucres tous les 5 kilomètres, juste avant les points de ravitaillement officiels, où je prends seulement de l’eau, en marchant sur quelques mètres ; petit arrêt technique au km8, ce sera le seul.

Et malgré la concentration, sur les 28 premiers kilomètres, j’accumule un maximum de plaisir : les rencontres brèves mais fortes, avec des coureurs inconnus avec qui je partage quelques foulées et quelques mots, et qui ont tous leur propre objectif ; la découverte de nouveaux paysages de course ; la ferveur du public florentin, impressionnant, qui nous encourage sans faiblir alors que les 1ers sont passés depuis bien longtemps, et qu’il pleut sans discontinuer ; et puis ces visages inoubliables, véritables héros de ces courses populaires, ces visages qui je le sais vont me marquer longtemps : Odile, une athlète aveugle, qui court avec son guide, et puis ce groupe de 7-8 personnes en fauteuil, encadrés par tout un groupe de coureurs-pousseurs, que je double juste avant le fameux Ponte Vecchio… Source de motivation incomparable !!!

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A l’approche du 30ème, les choses changent, évidemment. Je m’y attendais, mais c’est toujours délicat… Comme on dit, c’est ici que commence vraiment le marathon, c’est ici en effet que tout se joue : les douleurs que l’on arrivait jusqu’à présent à occulter se font sentir, et le doute apparaît, sournoisement… Le parcours lui-même me semble moins agréable à présent, nous sommes dans les faubourgs de Florence, du côté des installations sportives de la Fiorentina.

Heureusement, le mental prend le relai, et sur ces 5 kilomètres un peu troubles, c’est vraiment l’expérience des courses passées qui me soutient, les précédents marathons que j’ai plus ou moins réussis, et puis mes trois courses de longues distances qui m’ont appris à gérer la difficulté, et même à y trouver un certain accomplissement personnel.

Et puis, il y a ce retour vers le centre historique de Florence, féérique. Au bout de la Via dell’Oriuolo, au 37ème kilomètre, on retrouve la cathédrale Santa Maria del Flore, majestueuse, et c’est juste à ce moment-là que j’entends Christina m’appeler ! Le temps d’un bisou rapide, qui va me regonfler à bloc, véritable dopage psychologique !

Plein de virages dans cette fin de marathon, on rejoint l’Arno où est proposé le dernier ravito de cette excellente organisation. A chaque kilomètre, j’essaye tant bien que mal de calculer mes chances de terminer avant ces 4h symboliques… de simples additions, mais pas si faciles que ça avec la fatigue. Au 41ème, je comprends que c’est faisable, mais qu’il faut accélérer !

La fin de course est magnifique, on repasse Via Calzaiuoli (la rue des sas de départ), on aborde le dernier virage, sur la place du Duomo (on y sera passés 4 fois !), un dernier regard sur ma montre : c’est fait… enfin ! Je maintiens mon effort et passe donc la ligne en 3h59’44 ! Je pulvérise de plus de 9 minutes mon record qui date de mon 3ème marathon, celui d’Athènes 2014, dont je porte justement le maillot aujourd’hui. L’émotion me gagne dès l’arrivée, souffle court, tremblements, je sens maintenant le froid, et les douleurs un peu partout… Mais en même temps, quel bonheur intérieur, quelle immense satisfaction, trois mois d’efforts récompensés ! Et puis Christina me rejoint rapidement, m’apportant de quoi me changer, on va pouvoir maintenant fêter ça ensemble, en découvrant Florence !!!

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4 réflexions sur “3h59’44…

    • Merci Luc !!! Oui, c’est en effet la principale satisfaction, face à ce temps bien modeste : un certain sentiment d’avoir enfin atteint mon objectif… Reste à persévérer maintenant ! Des conseils, toi qui as un niveau bien supérieur ?

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