Marathon de Rhodes 2018

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Ce marathon de Rhodes 2018 était donc ma 7ème tentative officielle sur la distance mythique de 42.195 kilomètres. Parcours splendide, organisation très bien rodée, ma dream team au complet aux nombreux passages sur la ligne de départ et d’arrivée… tous les ingrédients étaient là pour que je parvienne enfin à battre mon record personnel, et même pourquoi pas descendre sous la barre des 4h… Le seul paramètre qui me faisait un peu douter était la météo, les températures ayant monté en flèche au cours de la deuxième quinzaine d’avril… Et en effet, le jour du marathon, le soleil a vite fait son apparition, pas un nuage, et surtout pas de vent, et dès le passage au semi, j’ai bien compris que ce ne serait pas encore pour cette fois. Changement d’objectif, et repli sur la deuxième option, gérer au mieux mon effort, et éviter le fameux mur, si souvent rencontré dans le passé. Il m’avait totalement gâché mon plaisir sur mes deux derniers marathons (Athènes en novembre dernier, et surtout Rhodes, il y a deux ans, sur le même parcours), pas question que je renouvelle cette expérience cette année.

J’étais d’ailleurs parti bien plus prudemment que d’habitude, ayant bien à l’esprit mes départs hasardeux de ces dernières années. Deux kilomètres à un rythme bien lent, 6’20 puis 6’00, j’essaye ensuite de me caler sur une allure proche de 5’40-5’45. Le début de la course est ainsi très agréable, et j’en profite pleinement. Je vais aussi m’efforcer de ne pas répéter mes autres erreurs passées, côté ravitaillement et hydratation : deux-trois gorgées d’eau à chaque ravito, gel au 10è, 20è et 30è, boisson isotonique loin des gels, et épongeage dès que je peux, surtout après la mi-course.

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Avec ce parcours en aller-retour, je croise tous les autres coureurs, qu’ils soient devant ou derrière moi, et c’est assez sympa, un regard, un signe échangé avec ceux, nombreux, que je connais… La course semble bien se passer aussi pour mon beau-frère, j’apprendrai plus tard qu’il a en fait bien souffert, blessé dès le 25ème, mais il a eu le mérite de réussir à terminer sa course, dans la douleur.

Pour moi, la course se déroule sans grosse difficulté, si ce n’est le rythme que j’ai parfois du mal à respecter… sans doute le manque de travail des allures à l’entraînement, c’était d’ailleurs le principe de ce début d’année : ne pas faire de vraie préparation marathon, mais laisser une grande place au simple plaisir de courir. Et du plaisir, j’en prends également beaucoup sur cette course : ma dream team qui me booste à chaque passage, Mélina qui m’accompagne même sur quelques centaines de mètres, entre l’Aktaion et la Mairie, les encouragements de mes nombreux amis sur le bord de la route, les bénévoles aux petits soins, difficile d’être mieux entouré qu’ici, à Rhodes… et c’est décidément une sacrément belle course, même si la température devient réellement insupportable (34 degrés sur le final).

A partir du 39ème kilomètre, je sens que mes forces sont bien entamées, mon record est définitivement oublié, je n’ai plus qu’une seule pensée, terminer… La petite côte de Kato Pétrès me semble très pentue, j’y marche, et passe un peu inquiet devant une ambulance venue secourir une coureuse. L’un des secouristes me rassure, sans doute une simple défaillance, mais ça donne à réfléchir. J’assure un tout petit train jusqu’à l’arrivée, que je rejoins en 4h16’40″… à 7′ de mon record de 2014.

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C’est d’ailleurs seulement mon 4ème meilleur (moins mauvais 🙂 ) chrono après mes trois premiers marathons athéniens (4h14, 4h11 et 4h09)… Belle régularité, non ? 😉

En fait, la grosse satisfaction est que j’améliore de près de 10′ mon temps de 2016 sur ce même parcours, avec des sensations totalement différentes. Je sens que la gestion de ce marathon était presque bonne, seuls les trois derniers kilomètres m’ont vu clairement baisser de rythme, et perdre ainsi quelques places au classement : sur les 142 classés à l’arrivée, et donc sans compter les abandons, je suis pointé 108è au km5, 96è au km16, 96è encore au semi, 88è au km26, 76è au km37 et 80è à l’arrivée. 16 places gagnées après le semi, je termine beaucoup mieux qu’il y a deux ans.

comparaison marathons de rhodes

Surtout, avec le recul, je pense avoir enfin renversé la spirale négative imposée par mes précédents marathons, entre contre-performances et blessures. Sur le prochain, je vais partir en m’inspirant de cette dernière course, avec une dynamique beaucoup plus positive ! Reste à savoir quel sera le parcours…

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12 réflexions sur “Marathon de Rhodes 2018

    • Tu ne vas pas me croire, mais tu as joué un grand rôle, mine de rien.
      Si tu savais le nombre de fois où j’ai repensé à ta réflexion sur les erreurs de castors juniors !!! 😉

  1. Bravo pour ton marathon. 7e, c’est impressionnant. J’en ai complété deux, et je n’oubli pas ce que ça demande, en entraînement et aussi le jour de la course. Tu as toute mon admiration.

    • Merci Julie ! C’est vrai que c’est bien la préparation qui est la plus difficile à réaliser, dans cette aventure du marathon… Jongler avec les obligations familiales ou professionnelles, ce n’est pas toujours facile !

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