En route pour Athènes… étape 2

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Symi… la petite île voisine de Rhodes, très prisée des touristes qui y vont pour la journée, si charmante avec le port et ses maisons traditionnelles au nord et son monastère au sud. C’est pour moi le cadre d’une course particulière, celle qui m’a donné le goût des ‘grandes’ distances. C’était en 2011, ma première course de 20km, et depuis je suis fidèle au rendez-vous, début septembre… à part en 2014, l’année où j’ai accompagné ma fille s’installer à Paris pour ses études. C’est ainsi une course qui me permet d’y voir plus clair sur ma forme du moment.

Cette année, comme l’an passé, je ne me suis pas préparé de façon classique, j’ai plutôt consacré mon été à reprendre un rythme assez soutenu, après une coupure de près d’un mois. Comme l’an dernier, j’ai alterné course et vélo, avec trois séances de CAP et deux ou trois séances de vélo par semaine. Ce qui m’a permis d’atteindre de nouveau un volume horaire d’entraînement assez important pour moi, entre 6h30 et 9h hebdomadaires, sans risque de blessure ou de lassitude.

Côté course à pied, la préparation pour le 20km de Symi a été assez simple : 1 séance de côtes (pour me préparer au profil très difficile de cette course – dénivelé positif de 560m), 1 séance en endurance fondamentale, et une sortie longue (entre 1h30 et 2h30), généralement sur des parcours vallonnés.

Pas de souci sur l’ensemble de la préparation, j’ai dû juste alléger l’avant-dernière semaine, après un don du sang qui m’a un peu affaibli. 215km sur les 7 semaines de préparation, mais avec en complément 500km de vélo. Le 5km imprévu couru la semaine dernière me rassure en partie, et c’est en confiance que je m’embarque ce mercredi matin pour une mini-traversée vers le petit port de Panormitis.

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Sur le bateau, je retrouve trois autres coureurs. Nous serons moins nombreux que d’habitude à venir de Rhodes, la course ayant lieu en milieu de semaine, certains n’ont pas pu se libérer. En revanche, cette année, je suis bien entouré : ma dream team est de nouveau au complet, notre étudiante n’est pas encore repartie vers Paris et son master, le soutien est donc total !

Retrouvailles avec Michalis, le coureur local détenteur du record de la course, qui est venu nous accueillir, installation dans nos chambres dans le bâtiment qui surplombe le monastère et d’où la vue est splendide, passage-éclair au restaurant pour y manger la traditionnelle assiette de spaghettis, petite sieste, l’heure est venue de prendre le petit bus qui va nous acheminer au point de départ, par la route que nous prendrons tout à l’heure. Les paysages sont splendides, c’est toujours un enchantement !

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A Symi, nous nous rassemblons à la salle de sport de Vassilis, l’organisateur, pour écouter les dernières recommandations… Nous sommes finalement 18, et il y a du beau monde : parmi les coureurs, je reconnais la marathonienne qui a représenté la Grèce aux derniers championnats du monde, Rania Rembouli ! Il y a aussi beaucoup de jeunes qui ont l’air bien affûtés, et en effet, à 17h30, après un court échauffement, le départ est très rapide : sur les 300 premiers mètres (la seule partie plate du parcours), nous nous dispersons très rapidement. Au début de la montée, cette fameuse montée de 8km, je me cale en 12ème position, et prends mon rythme personnel. 6ème participation pour moi, je connais le parcours par coeur, et je sais qu’il faut à tout prix préserver mes forces pour la 2ème partie de la course.

Je n’avais pas vraiment d’ambition précise en ce début de course, si ce n’est de prendre du plaisir… j’avais tout de même étudié mes temps de passage de 2013, l’année où j’avais réalisé mon meilleur temps sur ce parcours. Les conditions cette année sont idéales : températures pas trop élevées, du vent parfois contraire, mais finalement très agréable sur la majeure partie de la course… Alors, pourquoi pas ?

Et mes premiers temps de passage sont très encourageants, tout proches de mon record. Les pourcentages de la montée sont vraiment élevés (proches de 12% par endroit), mais mes sensations sont parfaites. Je dépasse un concurrent, et ai en point de mire un autre, à quelques dizaines de mètres… On aura d’ailleurs le même rythme sur une bonne partie du parcours.

Au passage au point culminant, je sais que la partie difficile est achevée. J’ai gagné de précieuses secondes sur la 2ème partie de la montée, et je me rends compte que le record est réalisable… Le vent, assez fort sur la traversée du plateau, est finalement plus souvent un allié, les portions où il est de face sont plutôt rares, heureusement.

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Au début de la descente, mon avance s’est confortée, et je ratrappe Nonda, le coureur qui me précédait. On va courir un ou deux kilomètres ensemble, il est impressionnant, c’est sa première course de plus de 10 bornes, et il a tenu un rythme très régulier sur toute la montée ! Il me fait part de son objectif, finir sous les 2h, et je lui dis que c’est dans la poche, s’il gère bien sa descente (il finira en 1h54, je crois). Pour moi, c’est le moment de donner tout ce que je peux dans l’interminable descente, avec ses 14 virages en épingle à cheveux. Sur cette portion, je vais respecter un rythme moyen de 4’30 au kilomètre ; mes genoux me font comprendre qu’ils aimeraient bien que je ralentisse, mais pas question, c’est ici que le record se joue.

Arrivé en bas, il reste encore 2.5km, mes temps sont très proches de 2013, je sens que je peux y arriver. Je résiste à mes envies de couper mon effort dans la dernière petite montée, et me raccroche à l’idée que ma Dream Team m’attend à Panormitis. Un dernier effort sur la dernière descente et la ligne droite de l’arrivée, et je coupe la ligne d’arrivée avec un temps de 1h48’55, soit 18″ de moins qu’en 2013 !!! Pour ce qui est de la course globale, ça aura aussi été une très belle année : record absolu sur la distance pour Michalis (1h20 !!!), 5 coureurs sous les 1h35… je me place 10ème.

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Grosse satisfaction personnelle donc, surtout que l’objectif premier a été respecté : jamais sans doute je n’ai pris autant de plaisir que sur cette course. Les conditions climatiques parfaites, la gestion de mon effort vraiment bien maîtrisée (j’avais décidé de ne pas afficher mes pulsations cardiaques pendant la course, et de ne surveiller que le temps et mon rythme de course), difficile de faire mieux maintenant !

Mais bon, on n’en est pas là, et c’est plutôt sur mes échéances courtes qu’il faut que je me tourne : avec cette course de Symi, je suis donc à mi-chemin en direction du marathon d’athènes, mes résultats sont pour l’instant très encourageants…

  • 30 août : 5km de Tafros – 24’08 » RP
  • 6 septembre : 20km de Symi – 1h48’55 » RP
  • 1er octobre : 10km de Rhodes
  • 12 novembre : marathon d’athènes !!!

A suivre, donc !!!

 

 

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4 réflexions sur “En route pour Athènes… étape 2

  1. Chapeau ! Quelle patate et belle gestion de course 😎
    Voilà une belle roadmap qui se dessine en direction d’Athènes 👍
    C’est excellent pour le capitale confiance, pour la suite, yapluka ! 😜

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