Cinq mois de silence…

κείμενο στα Ελληνικά

Cinq mois de silence… il est plus que temps que je relance ce blog ! C’est vrai que la déception était complète à la mi-avril, et je suis passé par des phases où je me demandais vraiment si je continuerai même à courir.

Mi-avril, j’étais donc au départ du marathon de Rhodes, dans des conditions somme toute très favorables, après un début de saison encourageant. Mes quelques douleurs au pied droit et au dos ne m’avaient pas empêché de boucler mon programme d’entraînement sans véritable souci. Et j’étais relativement optimiste, sur la ligne de départ ! Trop sans doute, et j’ai réitéré mon éternelle erreur, emporté par l’enthousiasme du départ, et par le fait que je connaissais beaucoup des coureurs autour de moi. « L’avantage de courir à domicile » disais-je dans mon dernier article… J’aurais dû réfléchir un peu plus avant d’écrire cette ânerie, l’ambiance vraiment sympa sur la ligne de départ m’a totalement déconcentré, et je suis parti aux sensations, sur un rythme trop rapide… Aucun problème jusqu’au semi, j’étais encore bien, mais j’avais déjà compris mon erreur : 1h57, en avance par rapport à mes prévisions, mais des pulsations déjà bien hautes, pas loin de 90% de ma fréquence maxi. Les dix kilomètres suivants ont été mon chant du cygne, je devais repasser une dernière fois devant la ligne de départ-arrivée (quelle idée de dessiner un parcours en aller-retour, à réitérer deux fois !!!), et donc devant mes fidèles supportrices… pas question de flancher… km32, 3h00. Ensuite, que dire ? Sans doute ma pire expérience de marathon, à ressasser toutes mes idées noires, à ne plus penser qu’à ces douleurs physiques, morales, à caresser l’idée d’abandon, omniprésente, à maudire le parcours et les autres coureurs qui semblent faciles. Bref, le trou noir, d’où on se demande ensuite comment on en est sorti… Ecœuré à l’arrivée (4h26), juste la maigre satisfaction d’être allé au bout.

42k

La semaine suivante, je profite de la coupure post-marathon pour aller consulter un ostéopathe, histoire de voir ce qui se passe du côté du talon droit… le verdict ne se fait pas attendre : aponévrosite plantaire ! Je redoutais la fracture de fatigue, mais ce que je lis ou entends à droite – à gauche, ne me rassure pas ! Et pourtant, rien ne me gênait pendant la course, et ce n’est en aucun cas ce qui m’a perturbé sur le marathon… Mais il n’empêche, il va falloir arrêter totalement la course à pied !

Bizarrement, je pense à postériori que c’est ce diagnostic qui m’a fait rebondir. Ce n’est pas un problème de tendon qui va me faire douter, il y a dans cette vie énormément d’épreuves plus difficiles ! Je décide donc de laisser de côté la course pendant trois mois, et de me mettre au vélo, avec un VTT vieux et lourd. Une seule sortie en CAP, le jour de mes 49 ans, pour le plaisir !!! De mi-avril à mi-juillet, je sillonne les chemins autour de mon village, ceux que j’ai tant de fois empruntés en courant… L’avantage du vélo, c’est qu’on peut aller plus loin, et finalement, ça commence à me plaire.

mai2016

L’approche du mois de septembre, et donc de ma course préférée, le semi de l’île de Symi, me relance dans la course… Pour soulager mon pied, que je sens toujours un peu fragile, je décide de tester l’entraînement croisé : associer la course et le vélo. Trois entraînements CAP, et deux à trois sorties vélo, ce qui permet de limiter les kilomètres en course (207 sur les sept semaines de préparation) mais de gonfler les heures d’entraînement (jusqu’à 8h45 l’avant-dernière semaine, du jamais-vu pour moi). A dire-vrai, je ne suis pas sûr de l’efficacité de ce type d’entraînement, mais je prends un plaisir certain à varier les efforts, et surtout je ne ressens pas de fatigue particulière.

Le 6 septembre, je m’embarque donc pour Symi, et je me retrouve sur la ligne de départ de cette course si charmante, pour ma 5ème expérience. En 2011, j’avais choisi cette course pour démarrer dans les ‘longues’ distances, ça avait été difficile, mais vraiment extraordinaire, et c’est toujours un moment à part dans ma saison de course… C’est aussi, vu le cadre où l’on est accueillis (un monastère, dans une crique au sud de l’île), l’occasion de faire le bilan et de se projeter dans la saison suivante. Mais c’est donc aussi une course, exigeante, de 20km, présentant un dénivelé de 560m. Cette année, 24 coureurs(euses), venus de Symi, Rhodes, Kos et Athènes. Presque tous des connaissances, l’ambiance est très sympa. Je pars prudemment à mon rythme, et fais l’ascension en solitaire, de façon régulière… je sais que c’est en maîtrisant la montée que je pourrais assurer une deuxième partie assez rapide. Temps de passage au 8km, fin de la montée forte, 50’54, je sais que je suis un peu plus lent que lors de mon record, mais pas trop. Surtout, je suis bien, pas trop affecté par l’effort. Les trois kms qui suivent sont des successions de faux-plats, je gère, avec en point de mire deux concurrents qui se sont rejoints en fin de montée. Je vais essayer de les reprendre petit à petit dans l’énorme descente vers le monastère de Panormitis, et je les rattrape en effet à 1km de l’arrivée. Et là, au lieu de continuer mon effort, je me calque sur leur rythme… A 200m de la ligne l’un d’eux accélère, suivi par le deuxième, et je n’arrive pas à m’accrocher, terminant à quelques secondes derrière. Je me fais la réflexion que décidément je ne suis pas fait pour la compétition, mais l’essentiel n’est pas là. Mon temps est de 1h50, à plus de 2’ de mon record de 2013, mais à 2’ de mieux que l’an dernier. Finalement, pour un retour de blessure, c’est plutôt encourageant.

20150905_163851

Cette parenthèse à Symi me permet aussi de réfléchir à la suite de ma petite vie de coureur. Je sens que mon entraînement paye, que la forme est là. Si c’était possible, j’irais bien retrouver le bitume du côté d’Athènes, mi-novembre, pour le marathon de Marathon ! Mais les temps sont un peu difficiles, il n’est malheureusement pas question de faire le déplacement. Dommage pour autant de ne pas me tester sur la distance-reine de 42K, c’est décidé, je vais renouveler l’expérience de 2014, et courir un marathon tout seul dans mon coin, sans organisation, en choisissant un parcours autour de mon village de Soroni. Mini-préparation de 4 semaines, en prolongement de celle de Symi, et en continuant d’alterner la course et le vélo, rendez-vous est pris pour le 9 octobre !

Publicités

2 réflexions sur “Cinq mois de silence…

  1. Belle date le 9 octobre, c’est celle de ma fête mais surtout celle du marathon de Metz auquel je participe, on va donc courir ensemble en pensée :))

    • Salut Denis ! Ah tiens, ça m’avait échappé… ce sera une motivation de plus pour moi !!!
      Bonne fin de préparation, la tienne a l’air bien plus corsée que la mienne.
      😉

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s