Semi marathon Soroni-Apollona

Un peu plus d’une heure avant le départ …

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La tempête a soufflé toute la nuit, et le vent ne fait pas mine de se calmer… 7-8 Beaufort, ça promet, surtout sur la première moitié du parcours, on l’aura presque de face. Avec un petit crachin en supplément, qui lui non plus ne faiblit pas, tout est rassemblé pour que l’on ait des conditions de course… intéressantes !!!
On ne voit d’ailleurs pas le Profitis Ilias, ni même les collines plus proches de Agio Soula, depuis ma maison… Mais bon, pour la vue dégagée, on l’a toute l’année, là, on va se concentrer sur les hectomètres, au fur et à mesure qu’ils vont défiler…

Soroni, ligne de départ.

Retrait du dossard, inscription définitive, tout se fait à l’abri de la devanture de la pharmacie du village, vu que la pluie, toute fine, est bien présente… Un peu moins de participation que l’an dernier, certains ont dû craindre la météo ! On doit être environ 70 à se placer sur la ligne, et c’est parti !

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Mon objectif, faire mieux que l’an passé (1h55’16), et cette fois essayer de respecter mon plan de course : départ sur des bases de 5’10 au kilomètre, limiter les dégâts sur les deux grosses côtes proposées (Dimilia et Platania) et finir au mieux…
On en est encore bien loin, de cette fin de course, mais les premiers kilomètres se déroulent plutôt bien… Le peloton s’étale très vite, les rapides sont déjà très loin devant, je les perds de vue rapidement, malgré les lignes droites. Comme d’habitude, je cours seul, je n’aime pas suivre le rythme d’un autre coureur, et j’ai tellement l’habitude des entraînements solitaires, que ça me semble naturel. Et puis j’ai la musique dans mes écouteurs, 100% chanteurs français, ce qui renforce mon isolement.

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Au kilomètre 3, lieu-dit Tsekouri, je prélève un rameau d’olivier au passage, le propriétaire me pardonnera, j’en suis sûr (c’est mon beau-père) 😉 … c’est aussi l’endroit où 5 triathlètes me dépassent allègrement… Un rapide petit calcul mental me force à les laisser partir, je ne vais pas me mesurer à 15 athlètes d’un coup !!! Mais non, je ferai ma course seul, jusqu’à Apollona.
On passe la première petit côte, à Agio Soula (km4), le plan de route est respecté : 4’55 au premier kilomètre (dans l’entrain du départ), puis 5’10, 5’05, 5’13, et 4’58 au 5ème, grâce à la portion en descente après Agio Soula…
C’est au 5ème que le temps se dégrade, on essuie notre première averse, pas très longue, mais très ‘mouillante’… Ce sera comme ça jusqu’à l’arrivée, une succession d’averses, pas le temps de sécher entre temps ! Et ces conditions difficiles commencent à se ressentir sur les temps de passages : 5’18, 5’16 puis 5’26, 5’29, 5’29, pour un passage au 10km en 52’23’’, juste devant l’école primaire de Dimilia.

profil
C’est là que les choses se corsent, on entame la longue côte entre Dimilia et Eléousa, plus de deux kilomètres d’une pente assez forte, et bien régulière… Mais je l’aime bien, cette côte, et je limite la casse, malgré la pluie qui reprend du côté d’Eléousa : 5’58 au kilomètre 11, et 6’30 quand même au 12ème. A la sortie d’Eléousa, on aborde une portion en léger faux-plat descendant, c’est l’occasion d’accélérer, surtout que je sens des concurrents derrière moi… Et malgré le déluge qui s’abat sur nous à ce moment précis, je sens que j’ai encore des forces après cette première côte : 5’17, 4’52 et 5’11 au km 15, juste avant d’aborder la rude pente à la sortie de Platania. Je viens d’être rattrapé par celle qui va finir 1ère féminine, on monte les 700m jusqu’au sommet de la course ensemble, elle me lâche dans les premiers mètres de la descente, au moment où je me ravitaille (de l’eau et deux sucres en sachet, pas très pratique à ouvrir). Je préfère d’ailleurs la laisser partir, elle est suivi à 5m par son mari en voiture, peu importe qu’il y ait un autre coureur à proximité, c’est limite dangereux, et ça déconcentre l’autre coureur en question. On court quelques mètres avec un ami, Loucas, qui lui aussi m’a rejoint sur la dernière portion, mais lui ne semble pas trop aimer les descentes, et il décroche à son tour. Ensuite, c’est une succession de montées et descentes, souvent fortes, jusqu’au kilomètre 20, avec donc des temps de passage en dents de scie : 5’44 (côte de Platania), 4’52, 5’57, 5’19, puis 5’34. Il reste alors 800m, en descente jusqu’à l’arrivée, ce qui permet de sprinter vers la fin, ça fait toujours plaisir (4’37 au kilomètre sur cette fin de course).

A l’arrivée à Apollona, gros comité d’accueil, mon fan-club est bien là, c’est bien réconfortant. Le temps final est conforme à mes attentes, et récompense les efforts consentis à l’entraînement : 1h51’25’’, record amélioré de 3’51 par rapport à l’an passé. 27ème place au classement général, et cerise sur le gâteau, 3ème de ma catégorie. Le premier au général, l’éternel Giorgos, a accompli le record du parcours, en 1h27 et quelques secondes, malgré la pluie et le vent. Et le premier de ma catégorie, Nikos, termine je crois en 1h46… lui aussi pulvérise son temps de 2013 !

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Remise des récompenses, buffet à l’arrivée, le tout dans une ambiance bon enfant, les organisateurs de la course et les bénévoles d’Apollona ont bien fait les choses… Rendez-vous est pris pour l’an prochain, premier dimanche de mars !

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