Semi-marathon Soroni – Apollona : 2/03/2014

Soroni, Apollona… deux villages totalement différents, l’un au bord de la mer, l’autre dans la montagne, sur les flancs du mont Profitis Ilias… Deux villages séparés par une distance de presque 21 km, soit environ la moitié d’un marathon. Pour passer de l’un à l’autre, on traverse trois très jolis villages, Dimilia, Eléousa, Platania…

parcours

Evidemment, la distance est un paramètre important pour cette deuxième course à mon programme de 2014, mais la principale difficulté est le profil particulier de ce parcours : on part donc d’une altitude proche de zéro, à Soroni, pour arriver sur la ligne des 300m d’altitude, à Apollona. Dénivelé total cumulé de 468m, avec en particulier deux portions bien pentues (côtes de 10 à 15%), l’une au kilomètre 10, l’autre au kilomètre 15. Tout le reste est en pente ascendante légère, à part deux belles descentes, vers la fin du parcours !

profil

C’est une route que je connais par cœur, non pas en temps que coureur, mais plutôt en voiture : pour des raisons professionnelles, j’ai sillonné toutes les routes ou les chemins de ce secteur… Paysages formidables, on passe du flanc nord du Profitis Ilias, avec des vues vers Symi et la Turquie, pour basculer après Eléousa sur le versant sud.

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Parcours exigeant, qui démarre en douceur avec une longue portion de 10 km en pente légèrement ascendante, avec parfois d’interminables lignes droites. On remonte en fait depuis le départ le fleuve Platis, dans un décor rempli d’oliviers, avec en toile de fond la forêt de pins.

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On arrive alors à Dimilia, où les choses se corsent…

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C’est la première réelle difficulté, avec une côte à 10%, sur un peu plus de 2km, pour atteindre Eléousa, un village exceptionnel, avec des vestiges abandonnés datant de l’époque de l’occupation italienne, entre les deux guerres… Un décor troublant, cette place entourée d’une grande église orthodoxe, d’un collège abandonné, d’un sanatorium en ruine, et d’un hôpital militaire lui aussi laissé à l’abandon.

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Petite pause de 2km, histoire de se remettre en jambes, en admirant le paysage, et on arrive à Platania, tout petit village d’à peine 50 habitants permanents, mais vraiment très charmant… Pas le temps d’admirer, c’est là qu’on nous propose la partie la plus pentue du parcours, aux alentours de 15% !!! Sur « à peine » 700m, mais ça coupe un peu le rythme…

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On atteint à la fin de cette montée le point culminant de la course (350m), il reste alors 5km à parcourir. Pas si simple, c’est en effet toute une suite de descentes et de montées, avec donc des relances de rythme successives, les muscles des jambes sont je vous l’assure mis à rude épreuve…

Mais bon, l’arrivée vaut bien ces quelques efforts, le village d’Apollona se trouvant dans un cadre naturel splendide, point de liaison entre l’arrière-pays rhodien et ses oliveraies innombrables et la montagne sauvage du Profitis Ilias, un ensemble de rochers et de pins… Pour un peu, on aurait presqu’envie de prolonger l’effort, et de monter vers le sommet… Mais là, c’est une autre histoire, il reste du dénivelé à encaisser, le sommet se trouve à 800m d’altitude, quand même !

apollona1

Ce sera ma troisième participation : en 2012, c’était seulement ma deuxième course longue, après un premier semi sur l’île de Symi. J’avais réussi à passer sous les 2h (1h57’58’’ pour être précis), avec une préparation assez bien suivie, à trois entraînements par semaine. La course s’était déroulée assez idéalement, temps splendide, et j’avais un accompagnateur, mon pote Pandélis, qui m’a lâché au kilomètre 18.

2012

En 2013, situation totalement différente : après une préparation catastrophique, et des semaines à souvent seulement deux entraînements, je sens dès les derniers jours que je ne suis pas du tout prêt, malgré les progrès effectués depuis un an. En plus, les conditions climatiques le jour de la course ne sont pas franchement idéales, avec du vent, puis des averses assez fortes… Résultat logiquement décevant, avec un temps final de 1h55’16’’, bien en deçà de ce que je pouvais espérer avec mes autres résultats de la fin 2012.

2013

Cette année, j’avais espéré participer à un marathon de printemps, soit à Nauplie, soit à Messini… Finalement, crise oblige, j’ai dû renoncer, le semi Soroni-Apollona est donc devenu mon objectif principal de ce premier trimestre. J’ai organisé ma préparation en fonction, et pour l’instant tout se passe plutôt bien. Quatre entraînements par semaine, un volume de l’ordre de 50-60 km hebdomadaires. Après une semaine de relâche relative, j’entame maintenant mes deux semaines de charge maximale, avec beaucoup d’endurance, mais avec aussi pour la première fois des reconnaissances des côtes du parcours… Rendez-vous dans 18 jours, pour le résultat !

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