Mon abécédaire de la course à pied… ou qu’est-ce que représente ce sport, pour moi…

Encore incomplet, il sera complété au fur et à mesure de mon inspiration…

κείμενο στα ελληνικά

A comme… Agio Soula « A tout seigneur, tout honneur », c’est donc tout naturellement que cet abécédaire commence par ce lieu. Agio Soula, c’est une petite église toute proche de mon village (Agio veut dire Saint, en grec), et c’est par extension le nom de tout le secteur qui l’entoure. C’est en fait mon terrain de jeu, j’y fais plus de la moitié de mes entraînements : en forêt sur des chemins innombrables et très variés, des côtes en veux-tu en voilà, histoire de pimenter les séances… ou le long de la rivière voisine, pour des footings tranquilles. Deux pistes à moins de 500m l’une de l’autre, pour le travail de fractionnés : l’une classique de 400m, toute neuve, dans un décor naturel majestueux, et l’autre en sous-bois, ma préférée, même si c’est une piste en terre battue très inégale (ancien hippodrome).

20131030_090306
B comme… Bénévoles Que serait une compétition sans les bénévoles ? Ils nous permettent de nous consacrer à notre passion, et quand on prend la peine d’y réfléchir, c’est vraiment impressionnant. Deux mondes qui se croisent à peine, pour certains, on ne les voit que quelques secondes, en prenant la bouteille tendue, en laissant un sac personnel à la consigne, ou en entrant dans le sas de départ. Sur le marathon d’Athènes, par exemple, alors que nous coureurs, nous sommes acheminés de bon matin par bus, en remontant à contre-sens le parcours qui va nous voir souffrir dans quelques heures, le ballet des bénévoles a déjà commencé, et nous les voyons installer les tables, où plus tard, nous pourrons nous ravitailler… A ce moment, le lien se fera en un instant, un regard et un merci, un sourire et un encouragement.
C comme…
D comme… Dénivelé C’est certain, j’adore les parcours où ce paramètre est présent… Il ne faut pas se voiler la face, je suis un coureur plutôt lent, mais j’aime vraiment beaucoup l’effort supplémentaire qu’il faut fournir dans les côtes. J’ai d’ailleurs de la chance, puisque j’habite sur une île montagneuse, pas besoin de faire des kilomètres pour commencer à m’entraîner sur des routes ou chemins à plus ou moins fort dénivelé. Au-delà de mes parcours classiques d’entraînement, je suis gâté également au niveau des compétitions : deux (presque) semi-marathons sont organisés ici, l’un présente un dénivelé D+405/D-105 et l’autre un D+560/D-560…
E comme… Endurance Et oui, l’incontournable qualité qu’il faut développer pour progresser sur des distances de plus en plus longues… J’ai comme beaucoup démarré la course à pied en courant trop vite, à vouloir toujours améliorer mon temps sur mes parcours d’entraînement. C’est la meilleure façon de stagner, voire de régresser… Place maintenant à un entraînement beaucoup plus modeste en vitesse, en contrôlant mon rythme cardiaque… Un grand pourcentage de mon temps de course est maintenant réalisé en endurance fondamentale, c’est-à-dire en totale aisance respiratoire, avec des pulsations cardiaques relativement basses. « Courir plus lentement pour progresser », assez paradoxal dans un premier temps, mais tellement vrai…
F comme… Fréquence cardiaque Le paramètre de contrôle de l’effort. Finis les calculs savants de la vitesse à respecter, sur telle ou telle distance, c’est trop incertain, et fonction de beaucoup de détails annexes : forme du jour, température, sens du vent, dénivelé, et j’en passe. Je me fie maintenant à mes pulsations cardiaques : à partir de ma fréquence cardiaque maximale (la fameuse FCM), déterminée sur le terrain et non pas une formule théorique, je décline mes entraînements en fonction des trois plages classiques de pulsations. L’endurance (fréquence inférieure à 80% de ma FCM), la résistance douce (80 à 90%) et la résistance dure (au-delà de 90%)
Mais aussi F comme… Famille Car c’est bien elle qui m’assure mon équilibre, en tant que coureur comme dans ma vie en général. Pour ce qui est de la course, même si évidemment l’effort est solitaire, l’importance du soutien familial est primordiale pour la réussite de mes projets. Planification, organisation au quotidien, soutien le jour J, ma dream-team m’est indispensable. Elle m’encourage sans faiblir quand il s’agit de définir un nouvel objectif, accepte les contraintes parfois apportées par mon programme, et elle est toujours là pour m’accueillir sur les lignes d’arrivée… Elle m’accompagne aussi en pensée au fil des entraînements et sur les compétitions, soutien inestimable…
G comme…
H comme… Humilité Une qualité à développer. C’est toujours impressionnant d’écouter des coureurs pour moi extra-terrestres, qui ont participé à des courses inaccessibles… Leur discours est la plupart du temps empreint d’une humilité étonnante. Et c’est vrai, même à mon petit niveau, il faut toujours se remettre en question, et aborder toute épreuve avec prudence, sans présager de son potentiel… Le jour J, il y aura toujours un paramètre imprévu. Et puis d’autres, dans leur vie de tous les jours, en ont des épreuves à affronter, bien plus douloureuses, bien plus difficiles, bien plus vitales…
I comme…
J comme…
K comme… Kilo Non pas les kilos à perdre, mais ceux à accumuler, les kilomètres, quoi… Ben oui, pas de recette miracle, il faut en passer par là, pour progresser : augmenter la distance, aller toujours plus loin, ou multiplier les séances… Mais pas n’importe comment, toujours prudemment, progressivement, et constamment en écoutant les messages de son propre corps.
L comme… Lou Lou, c’est une petite fille sportive, victime d’une grave maladie. Pour l’accompagner dans son combat, son papa lui a créé un conte fantastique, avec comme projet de décrocher la lune ! Il a fait appel aux coureurs, marcheurs, nageurs : chacun offre à Lou ses kilomètres parcourus, agrémente le tout de photos des endroits fréquentés, des animaux rencontrés. Tous les jours, les kilomètres sont comptabilisés, plus de 2.500.000 à ce jour (fin septembre, nous avons depuis longtemps atteint la lune, fait le tour plusieurs fois, et nous sommes sur le chemin du retour), et nous constituons une « famille » de 5000 coureurs à courir pour notre petit coach virtuel. Je suis très fier d’en faire partie, et je peux vous dire que penser à la petite Lou est source perpétuelle de motivation, pendant les efforts solitaires liés à la course à pied.

10433156_10203015326638710_5204519558269683575_n
M comme… Marathon, bien sûr ! Mon premier défi majeur, dès les premiers mois de course à pied, c’était de participer à cette course mythique qui relie le village de Marathon à Athènes. Déjà, cette distance de 42195 mètres fait rêver la planète – il n’y a qu’à voir tous les marathons organisés à travers le monde – mais en plus, l’accomplir sur le parcours historique (le classico, comme on dit ici), c’est une sacré expérience, très riche en émotions de tout genre. Au-delà même de l’aspect historique, il y a ce côté défi qui est permanent, sur marathon : on se lance sur une distance inhabituelle, qu’on n’a évidemment pas testée à l’entraînement… et que l’on ne peut renouveler très souvent, pour ce qui me concerne en tout cas. C’est donc pour moi l’accomplissement de toute une saison de préparation, la course où je vais mesurer les progrès accomplis, et ceux à faire.

42
N comme… Nature Parce que pour moi, rien ne vaut une séance d’entraînement en pleine nature… Peu importe la vitesse de course, le rythme soutenu, le programme d’entraînement, ce qui compte, ce sont les sensations pendant la séance… Je préfère m’arrêter en plein effort, pour admirer un paysage formidable, le contraste dans les couleurs, ou tout simplement pour écouter le chant des cigales en plein été… Ma principale motivation, c’est de prendre du plaisir dans cette activité sportive, et ce plaisir, passe avant tout par la (re)découverte de lieux, parfois déjà bien connus, parfois totalement nouveaux… Tiens, d’ailleurs, depuis trois mois (et la fin de ma préparation pour le marathon), je n’ai plus effectué une seule séance en stade !
O comme… Olivier C’est sans contexte le mot qui me motive le plus… Symbole fort dans l’antiquité (c’est l’arbre qui a été offert par la déesse Athéna à la ville qui va porter son nom), il représente la sagesse et la force, la victoire et la paix, mais aussi la fidélité. Arbre tordu, noueux, il est omniprésent en Grèce et à Rhodes en particulier. Pendant l’épreuve du marathon d’Athènes, les habitants de la plaine de Marathon offrent des rameaux d’olivier aux coureurs, dans les premiers kilomètres, pour les accompagner dans leur effort. Mais pour moi, ce mot, ce nom, résonne d’une façon toute spéciale, pour des raisons plus intimes, et c’est depuis longtemps qu’il m’accompagne, me donnant la force et la volonté nécessaire à chaque épreuve, sportive ou non…

20131102_094846
P comme… Profitis Ilias, la montagne qui surplombe mon village… Cadre idéal pour mes sorties un peu dures : du dénivelé, une grande variété de qualité de sol, depuis la route asphaltée, jusqu’au sentier de chèvres, en passant par des chemins bien entretenus, il y a vraiment de quoi varier les plaisirs. De plus, la forêt est ici omniprésente, ce qui permet de courir même en plein été, à l’ombre des pins et des cyprès. Les paysages sont exceptionnels, avec des vues splendides sur le reste de l’île, et sur Symi et la Turquie au Nord.
Q comme…
R comme…
S comme… Symi, le nom de l’île voisine de Rhodes, juste en face de notre maison… C’est là qu’à lieu chaque année, début septembre, ma course préférée, un semi-marathon entre le port de Symi et le monastère de Panormitis ! Jugez plutôt : on traverse cette petite île du Nord au Sud, sur une route aux paysages fantastiques… 8km de montée, en partant du niveau de la mer, sur une pente constante frisant parfois les 10% de déclivité, quelques kilomètres de faux-plats, puis 7 km de descente vertigineuse, agrémentée d’une quinzaine de virages en épingle… L’arrivée est située encore un peu plus loin, dans un superbe monastère, chaque arrivée étant saluée par une volée de cloches… La première année, le premier arrivait alors que je n’étais pas encore parvenu au premier virage en épingle, mais j’avais bien perçu le son des cloches ! Epreuve solitaire s’il en est, le nombre de participants est vraiment limité (10 lors de ma première participation, en 2011, 21 l’an dernier en 2013), on est seul dès les premiers mètres de montée, chacun à son rythme ! Les seules personnes que l’on peut rencontrer, ce sont ces jeunes du club d’athlé de l’île, qui assurent le ravitaillement sur le parcours, et Vassilis, leur entraîneur et organisateur de la course, qui sur sa moto s’assure que tout se passe bien… L’hospitalité à la sauce grecque, celle que l’on retrouve encore et toujours, sur ces îles…

symi
Mais aussi S comme… Spartathlon Un mythe ! La Course !!! Imaginez, on est en 490 avant JC, Athènes va affronter les hordes sauvages venues d’Asie, sur les côtes proches du village de Marathon. Les Athéniens envoient un messager, Phidippidès, à Sparte, pour demander de l’aide dans cette bataille. Il accomplit cette distance à pied, et arrive le lendemain dans cette ville du Péloponnèse, à 247km de distance ! C’est Hérodote, historien grec de l’antiquité, qui nous raconte cela… Eh bien figurez-vous que 2500 ans après, il y a encore chaque année 350 énergumènes, venus de tous les continents, pour se lancer sur les traces de leur prédécesseur ! Départ de l’Acropole un petit matin fin septembre, arrivée aux pieds de la statue de Léonidas dans cette morne ville de Sparte, le tout, près de 250 bornes quand même, dans un temps limite de 36h !!! C’est une des courses les plus exigeantes au monde, mais quelle course… C’est dit, je suis très, mais très loin de pouvoir ne serait-ce que remplir les conditions donnant la possibilité de postuler pour cette course, mais c’est la course ultime, celle que je rêverais de faire… Une course alliant dépassement de soi et rencontre avec l’histoire de la Grèce… un accomplissement !!!
T comme…
U comme…
V comme…
W comme…
X comme…
Y comme…
Z comme… « Zou ! Laisse ton clavier, enfile tes chaussures, et va donc courir ! »

Publicités

Une réflexion sur “Mon abécédaire de la course à pied… ou qu’est-ce que représente ce sport, pour moi…

  1. Pingback: Το αλφαβητάριο του τρεξίματος… ή τι είναι για μένα αυτό το άθλημα; | passion course à pied

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s