endurance et marathon… remède personnel face à la crise ?

2013 se termine enfin… Cette année, la 6ème à la suite, aura contribué elle aussi à enfoncer la Grèce dans la grisaille de la crise économique… Toujours plus, et sans que l’on puisse rêver d’un horizon plus serein. Pour le citoyen lambda, pas de répit, on nous pressure toujours d’avantage : la blague à la mode ici, c’est ce message adressé à Samaras (le 1er ministre) : « Bravo, tu as réussi à ne pas nous faire expulser de l’euro… mais tu vas nous faire expulser de notre propre maison »… que les banques vont récupérer !

Difficile de garder le moral dans cette période de spleen sans fin.

Mais « quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle« , et que même l’espoir de ne pas voir ce couvercle se refermer sur nous commence à s’évaporer, il nous reste cette fabuleuse doctrine de Kazantsaki, un auteur grec que n’aurait pas renié Baudelaire : « Je n’espère rien, je ne crains rien, je suis libre ! »

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C’est là que surgit la course à pied, dont, pour moi, la qualité première est cette impression de liberté ! Liberté de choisir mon parcours, mon rythme, loin des contraintes de notre existence toujours plus pré-formatée. Sensations exaltantes de liberté lors de mes sorties longues en pleine nature, où les parfums, les sons, les paysages, s’entremêlent… ou lorsqu’au détour d’un chemin, je me retrouve face à un lapin, un faisan, voire même un daim, tout surpris de voir un humain dans son royaume.

D’un autre côté, il y a toute cette accumulation d’efforts accomplis pendant ces entraînements. Et oui, courir offre beaucoup de plaisir, bien sûr et avant tout, mais il ne faut pas croire… Un marathon, par exemple, ça ne s’improvise pas, surtout à mon âge avancé…  S’y inscrire, c’est quand même se dire que l’on va aller au bout de ces 42,195 km, sans blessure, c’est donc aussi signer pour un programme long et contraignant : pour moi, trois mois de préparation, des heures  d’entraînement, et pas question de sécher les séances quand il pleut, que l’envie n’y est pas. Le jour de la course, même si la préparation a été réalisée avec soin, il y a toujours des instants de doute, de douleur… Mais c’est cela aussi, la course à pied : aller au bout de soi-même, tester ses propres limites, tenter de se dépasser pour réaliser son objectif, même si celui-ci semble au départ bien difficile…

Voilà, pour moi, courir, c’est un formidable ensemble, plaisir, liberté, mais aussi persévérance. Et toute cette énergie positive accumulée lors de mes séances, m’est vraiment indispensable pour affronter la grisaille ambiante quotidienne…

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