Marathon d’Athènes, 2ème expérience…

42 km 195 m… une distance mythique, quoiqu’on en dise. C’était ce matin ma deuxième expérience, toujours sur le parcours historique qui relie la plaine de Marathon à Athènes.

Le bilan, à chaud, plutôt mitigé… Bien sûr, je suis arrivé au stade, et même en améliorant mon temps de 2012 ; mais bon, avec ce nouveau « record » de 4h11’04, je suis bien loin de mes prévisions, moi qui rêvait de terminer sous les 4h !

Pourtant, tout s’était bien déroulé pendant la préparation : aucun pépin physique, rythme d’entraînement plus soutenu (avec 5 séances par semaine), sensations excellentes…

Les heures précédant la course, impeccables aussi : repos, événements familiaux intenses qui m’ont donné une forme psychologique de tonnerre, toutes les conditions réunies pour une belle course… !

Et elle a été belle, cette course que j’attendais depuis un an, mais autrement plus difficile que prévu ! La faute sans doute à mon inexpérience… J’avais pourtant lu des dizaines de fois qu’il convient d’être prudent et humble face à cette distance, que les secondes facilement gagnées en début de course, en partant un peu plus rapidement que prévu, se payent en minutes à la fin… Ma jeunesse  et mon enthousiasme ont fait que je suis, à nouveau, retombé dans le piège : passage au semi en 1h56’48 (pas loin de mon record sur la distance) ce qui donne un deuxième semi en 2h14’17, soit près de 20′ de plus !!!

En rentrant dans les détails de mes temps de passage, mon km le plus rapide, le 5ème, a été bouclé en 5’09’’ ; le plus lent, le 36ème, en 7’37’’… et je n’ai même pas l’excuse de dire que j’en ai profité pour acheter des souvenirs à mes deux princesses, les magasins étaient fermés… Une telle différence, même en considérant le profil difficile de ce parcours, est énorme sur marathon.

Non, en fait, à partir du 31ème, comme l’an dernier, alors que théoriquement le plus dur était fait et que l’on abordait la descente vers Athènes, j’ai bloqué, les jambes en feu… et j’ai pensé jeter l’éponge plusieurs fois.

Et c’est là le côté positif que je retirerai de cette expérience, face à cette gestion catastrophique de la course : le fait d’avoir pu aller au-delà de cette douleur, et de continuer, même si je voyais que mon objectif premier devenait impossible à atteindre. J’ai dû me raccrocher à tout ce que je pouvais, la pensée de mes proches, le visage des enfants sur le parcours, qui semblaient me regarder avec admiration, alors que j’étais à la dérive, à la ramasse, proche de l’abandon, et que je profitais justement de leur main tendue pour essayer d’aspirer un peu de leur force.

De l’arrivée au stade, je vais vite évacuer les difficultés physiques qui m’ont forcé à m’asseoir 5 à 10 minutes, pour ne conserver que l’entrée dans cette enceinte majestueuse, la rencontre sur la ligne d’arrivée avec cette gamine de 15 ans qui achevait son 7ème marathon sur les 7 continents (en souvenir de son père, et pour la lutte contre le cancer qui l’a emporté), mes retrouvailles avec mon fidèle ami Pantélis, qui comme l’an dernier, m’a attendu pour me réconforter, … et cette superbe médaille à laquelle je vais accrocher mon rameau d’olivier, offert par une petite fille dans la plaine de Marathon.

Plus tard, de retour chez moi, je vais réexaminer cette course en détail, et voir ce que je vais devoir corriger pour la prochaine fois… Ben oui, j’y retournerai, sur cette fabuleuse distance, bien évidemment !!!

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